Ne pas consacrer plus de 10 % de son revenu à la garde des enfants en crèche et améliorer les conditions de travail du personnel des crèches : telle était la principale revendication de l’initiative sur les crèches. Le PS l’avait déposée il y a trois ans au sein d’une large alliance.
Lors des débats au Parlement, la loi fédérale sur le soutien à l’accueil extrafamilial institutionnel pour enfants, ou LSAcc en abrégé, s’est imposée comme contre-projet. Le PS a alors retiré son initiative et les associations, les partis bourgeois ont renoncé à lancer un référendum.
La loi entrera donc en vigueur sans votation populaire et apportera des améliorations majeures aux familles qui dépendent d’une garde d’enfants institutionnelle. « direct » a résumé les points essentiels.
Au moins 100 francs par enfant et par mois
La nouvelle loi sur les crèches jette les bases d’une nouvelle allocation : ce qui peut paraître compliqué à première vue ne signifie en réalité rien d’autre que le versement d’une allocation de garde. Celle-ci s’ajoute à l’allocation pour enfant et à l’allocation de formation.
Les familles perçoivent cette allocation de garde lorsque l’enfant fréquente une structure privée ou publique. Cela inclut non seulement les crèches, mais aussi les familles d’accueil organisées au sein d’une association. Les deux parents doivent exercer une activité professionnelle ou suivre une formation pour bénéficier de cette allocation.
Le montant prévu est de 100 francs par enfant et par mois si l’enfant fréquente une crèche un jour par semaine. Pour chaque demi-journée supplémentaire, l’allocation est majorée de 50 francs. Des allocations plus élevées sont prévues pour les enfants qui, en raison d’un handicap, nécessitent une prise en charge plus coûteuse.
Davantage de places en crèche pour tous
La deuxième partie de la nouvelle loi comprend deux axes d’action. L’un d’entre eux concerne l’offre de places d’accueil, qui ne répond pas actuellement à la demande. C’est notamment dans les zones rurales et qu’il n’y a pas suffisamment de places en crèche, ce qui complique le quotidien de nombreuses familles.
Le deuxième axe concerne les places d’accueil et les coûts pour les enfants en situation de handicap. Les premières doivent être augmentées, tandis que les seconds doivent être réduits pour les familles.
La nouvelle loi sur les crèches ne prévoit pas les améliorations réclamées en matière de conditions de travail du personnel. Or, un bon ratio d’encadrement et des salaires adéquats profitent non seulement aux salarié-es, mais aussi aux enfants : la qualité de l’accueil s’améliore lorsque les professionnel-les de l’accueil ne sont pas soumis-es à un stress permanent et restent plus longtemps dans la profession.
De meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés peuvent toutefois également être revendiqués au niveau cantonal ; chose que le PS et les syndicats continueront à faire.
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