Il y a quelques jours, le conseiller fédéral Guy Parmelin (UDC) a annoncé un accord douanier avec le président américain Donald Trump. Le ministre de l’Économie parle d’une situation gagnant-gagnant et remercie son « Team Switzerland », les dirigeants de groupes suisses qui ont courtisé Trump avec des lingots d’or et des montres Rolex. Mais comment cette délégation de milliardaires et de CEO et le Conseil fédéral ont-ils réussi à réduire les droits de douane à 15 % ? Une liste provenant de la Maison-Blanche met désormais en lumière des concessions importantes que le conseiller fédéral avait jusqu’à présent dissimulées.
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Malgré le fiasco du F-35 : augmentation des achats d’armes américaines
Selon diverses recherches menées par SRF et NZZ am Sonntag, des achats supplémentaires d’armes aux États-Unis font partie des déclarations d’intention. Cela est surprenant, car le Conseil fédéral est actuellement confronté à la débâcle du F-35 : malgré le prix fixe maintes fois souligné, les avions de combat américains coûtent désormais 1,3 milliard de plus que prévu.
Avec ce fiasco, les États-Unis ont une nouvelle fois démontré qu’ils ne sont pas un partenaire fiable pour la Suisse. Au lieu de mettre fin à cet achat et de s’orienter davantage vers l’UE, le Conseil fédéral approfondit sa relation avec les États-Unis.
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Une soumission à la politique étrangère américaine — y compris les sanctions et les contrôles à l’exportation
Les exigences publiées dans la liste de la Maison-Blanche indiquent très clairement qu’elle attend de la Suisse qu’elle adopte à l’avenir ses sanctions, « du moins lorsqu’elles sont importantes ». Il s’agit notamment de durcir le ton à l’égard de la Chine. Les médias ont déjà rapporté il y a quelques semaines que Trump avait présenté ces conditions à la délégation de CEO suisses à la Maison-Blanche.
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Des poulets au chlore aux Cybertrucks : autoriser les produits américains malgré des normes moins strictes
Les concessions prévues en faveur de l’économie américaine sont particulièrement délicates. À l’avenir, la Suisse devrait ainsi importer 1500 tonnes de viande de poulet américaine en franchise de droits de douane. Or, aux États-Unis, il est autorisé de pulvériser de l’eau chlorée sur la viande de volaille après l’abattage ou de la plonger dans un bain de chlore. Cette pratique est interdite en Suisse et dans l’UE. De plus, les États-Unis exigent que la Suisse accepte à l’avenir les normes automobiles américaines. Les véhicules qui nécessitent aujourd’hui des adaptations, comme le Cybertruck de Tesla, pourraient ainsi être homologués sans contrôles supplémentaires. Cela pourrait représenter un danger pour la circulation routière.
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Pas de réglementation ni de taxation des géants de la technologie
La déclaration d’intention oblige également la Suisse à renoncer à l’introduction d’une taxe numérique pour les groupes tels que Google ou Amazon. La poursuite de la taxe Netflix existante dépendra probablement de la volonté des États-Unis de trouver un compromis. En matière de taxation des entreprises, la Suisse souhaite continuer à s’appuyer sur une solution de l’OCDE. Cependant, dans ce domaine, le gouvernement américain est en désaccord avec l’UE tant sur les nouvelles taxes numériques que sur les réglementations prévues en matière de contenu : alors que l’UE souhaite lutter de manière ciblée contre la désinformation et les discours haineux, Washington considère ces règles comme une atteinte à la liberté d’expression.
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Une montre Rolex en or pour le président et des promesses de milliards
Avant même l’annonce de l’accord douanier, des photos surprenantes en provenance de Washington ont été diffusées en Suisse : la « Team Switzerland », c’est-à-dire « l’équipe Suisse », le petit groupe d’entrepreneurs suisses, était assise dans le Bureau Ovale. Ces représentants étaient assis en demi-cercle devant le bureau présidentiel, sans représentation politique de Berne.
Étaient présents Daniel Jaeggi, cofondateur de Mercuria, Jean-Frédéric Dufour, PDG de Rolex, et Alfred Gantner, du Partners Group. Ils ont apporté avec eux un lingot d’or spécialement frappé et une Rolex d’une valeur de 20 000 à 40 000 francs pour Donald Trump. Les entrepreneurs ont également promis des investissements massifs : 200 milliards de francs d’ici 2028, dont 80 milliards provenant de l’industrie pharmaceutique. Cela nuirait à l’économie suisse et personne ne sait aujourd’hui quels risques cela comporte pour nous tous.
Si le Conseil fédéral met en œuvre la déclaration d’intention de l’accord, cela pourrait avoir des conséquences importantes pour la Suisse. On ne sait pas non plus si l’« équipe suisse » et le conseiller fédéral UDC Parmelin ont fait d’autres concessions.





Les bêtises se répètent et on laisse faire….. Dans le privé de telles décisions seraient rapidement sanctionnées avec licenciement. N’oublions pas qu’avant tout nous sommes Européens.
https://www.rts.ch/info/suisse/12280241-avions-de-chasse-formation-et-accord-commercial-evoques-durant-la-rencontre-entre-biden-et-parmelin.html
Je considère que ces entrepreneurs et patrons d’industrie n’ont aucune légitimité pour passer des accords entrepreneurs Confédération et gouvernement américain. Ils n’ont aucun droit de prendre des décisions en ce qui concerne les sanctions, l’achat d’armes supplémentaires, la réglementation et de taxation des géants de la technologie, ou l’assouplissement des normes de fabrication des produits américains. La Suisse et les Suisses valent mieux que cette soumission et cet àplatventrisme, même si les profits, les bénéfices et les dividendes de nos entreprises doivent en souffrir.
pas entrepreneurs, mais entre…
Il faut faire attention avec les américains , et surtout avec Trump.
Ils ne respectent jamais leurs engagements.
Mieux vaut faire le dos rond pendant encore quelques mois, car il n’en a plus pour longtemps
Per favore, mi inviate la newsletter in italiano ? – Così posso condividere con mio figlio. Grazie mille, Edith Tschiemer.
Gentile Edith, al momento non abbiamo la possibilità di redigere la newsletter in italiano. Ci dispiace molto.
– Il team di «Direct»
Bien sûr que c’est scandaleux! Est-ce que nos oligarques sont anti-démocratiques? Evidemment, mais le Conseil Fédéral les soutient (pas seulement l’UDC). Il va donc falloir 1.organiser un référendum urgent contre cet accord, 2. réfléchir à comment éviter que notre Parlement soit envahi par les Lobbyistes des oligarques. Je pense qu’il faudra modifier la loi. Ce ne sont pas eux qui font le bonheur de notre pays, mais bien les travailleurs!
En outre, je tiens aussi à vous avertir de votre enthousiasme pour les accords avec l’UE. Ce ne seront bientôt plus de bon partenaires économiques car tous ces pays sont excessivement endettés, mais continuent à s’endetter pour partir en guerre contre la Russie, Il s’agit d’une énorme absurdité qui pourrait entrainer la Suisse au désastre économique. La France, l’Allemagne et l’Angleterre (qui n’est plus dans l’UE) mènent l’UE droit dans le mur! Est-ce que nous allons suivre? NON, au lieu de nous mettre à genoux devant les USA et à plat-ventre pour l’UE, il y a les BRICS – c’est l’avenir! La Suisse devrait se tourner vers ce groupe.
Je vous conseille d’écouter la conférence de Jeffrey Sachs devant le Parlement européen(économiste de renommée mondiale, consultant et parlementaire américain):
https://www.youtube.com/watch?v=_RNE3X41IvM.
Bref, l’Occident, c’est fini, mais les pays indépendants ont encore la chance de prendre le bon virage!
Quand j’étais petit¨
Je n’étais pas Grand
Désolant et révoltant
MAIS
Nous faisons de même avec la Genève capitale internationale de l’extrait minier et j’en passe
L’expédition des déchets toxiques de ces entreprises en Afrique et ailleurs.
Nestlé qui inonde le monde ses nourritures pleine de sucres et autres
L’aide à la coopération qui rapporte 5 chf par franc investit, par retour de contrat et autres subtilités .
Nous sommes des prédateurs redoutables en Cosse Art Cravate et on supporte mal la con curence.
Cons se le disent
Merci pour votre travail de recherche et merci de nous tenir au courant. 🌹
Elle est où la démocratie?