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L’UDC montre une fois de plus sa proximité avec l’extrême droite

Une section de l’UDC a invité deux racistes d’extrême droite à son assemblée des membres. Cela montre une fois de plus la proximité du plus grand parti de Suisse avec les idéologies d’extrême droite fasciste.

Publication Facebook de l'UDC Martigny du 25 avril. Photo de trois personnes posant devant un bâtiment avec un drapeau suisse rouge et blanc. Les visages de deux personnes sont pixelisés. La légende indique : 'Assemblée générale Udc Martigny - Les personnalités arrivent.'
Image : capture d'écran

L’UDC Martigny montre ouvertement sa proximité avec des suprémacistes blancs : le parti valaisan a invité deux influenceurs d’extrême droite à son assemblée des membres. Il s’agit de deux personnes d’origine française qui habitent maintenant en Valais. Sur les réseaux sociaux, le couple propage son idéologie violemment homophobe, raciste et islamophobe, entre autres.

Le lien : l’avocat d’un des influenceurs, président de l’UDC Martigny, Nicolas Rivard. Il pose pour une photo avec son client, qui est poursuivi en justice pour incitation à la haine et discrimination, et avec sa partenaire, condamnée en France pour racisme, tout sourire. La photo est ensuite postée sur Facebook.

Des ami-es et des inspirations

La proximité de l’UDC avec les extrémistes de droite, voire même les milieux néo-nazis, est un fait établi. Rien que dans le canton du Valais, l’UDC a de nombreux-ses membres qui ont fondés ou font partie de groupes nazis. Un exemple, documenté par « Renversé » : une jeune femme, active au sein de Némésis, membre de la JUDC du Valais romand et du groupuscule néo-nazi « Militants Suisses ».

Cela ne semble pas déranger les autres membres de l’UDC en Valais. Dans d’autres cantons romands également, les jeunes UDC montrent des liens étroits avec les milieux activistes racistes et nazis. Un député vaudois a, par exemple, accordé une interview à un site internet d’extrême droite et antisémite qui, après avoir été puni par la justice pour des propos discriminatoires, se dit « satirique ».

Un autre politicien UDC vaudois est ami avec le président du parti nazi « Parti nationaliste suisse » qui nie la Shoah. Sa justification pour l’amitié avec un nazi : « J’ai des amis de tous bords politiques et je tiens à cette liberté. » En Suisse alémanique, le groupuscule néo-nazi identitaire « Junge Tat » se rapproche activement de la politique institutionnelle par le biais de l’UDC.

Une longue histoire extrême

À l’antenne de la RTS, le conseiller national UDC Manfred Bühler a refusé de condamner la Junge Tat. Selon lui, la présence de son parti empêcherait même la formation de parti d’extrême droite en Suisse.

Pourtant, le parti propage depuis longtemps déjà des idées d’extrême droite. L’initiative du chaos, qui vise à plafonner la population vivant en Suisse à 10 millions, se range dans une longue lignée d’initiatives xénophobes suisses. Dans les années 1960, l’admirateur d’Adolf Hitler, James Schwarzenbach, a lancé une initiative qui voulait limiter le nombre « d’étrangers » en Suisse.

Dans une interview avec « direct », l’historien Jakob Tanner souligne les similarités entre l’initiative du chaos et l’initiative Schwarzenbach. Selon lui, les idées d’extrême droite se sont déplacé « vers le centre politique ». Et pendant ce temps, des personnalités d’extrême droite sont accueillies à bras ouverts au sein du plus grand parti de Suisse.

eje


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