Quelques semaines avant le vote sur l’initiative anti-SSR, « RT DE » (anciennement Russia Today) publie un article sur la « manipulation ciblée de la population » par la SSR, comme le rapportent les journaux de Tamedia. RT diffuse également une capture d’écran falsifiée du site web de la SRF avec une publicité en faveur de l’initiative. Mais la publicité pour l’initiative n’est jamais apparue sur le site web de la SRF, a déclaré la SRF au Tages-Anzeiger. La SRF rejette catégoriquement les accusations de « RT DE » et parle d’un faux.
La chaîne de propagande de Poutine
RT est un groupe médiatique financé par l’État russe, basé à Moscou et fondé en 2005. Avec le portail d’information « Sputnik », également financé par l’État, la chaîne fait partie de la « stratégie de Soft Power » de Vladimir Poutine. Son objectif est de diffuser une
« vision russe » du monde.
Après l’attaque russe contre l’Ukraine, l’Union européenne a interdit la chaîne publique RT pour désinformation systématique. En Suisse, RT DE reste disponible en ligne. Les articles y sont publiés en partie de manière anonyme, en partie sous le nom de « Hans-Ueli Läppli » — probablement un pseudonyme et une allusion au personnage fictif « Demokrat Läppli » de 1959.
La désinformation pourrait s’intensifier avec l’initiative anti-SSR
Les questions du Tages-Anzeiger concernant la paternité des articles, les captures d’écran et les influences possibles sont restées sans réponse de la part de RT DE. Au lieu de cela, la rédaction a réagi par une « déclaration polémique rédigée en partie en allemand et en partie en russe, sans informations vérifiables ».
Encore plus de fake news et de désinformation : tel est le scénario probable en Suisse si l’initiative anti-SSR est acceptée. Selon le Secrétariat d’État à la sécurité (SEPOS), la désinformation par d’autres États est un danger qui s’intensifie depuis des années pour la Suisse. Il s’agit d’attiser l’insécurité et les craintes.
Actuellement, des médias indépendants vérifient les informations et fournissent à la population suisse des informations fiables, élaborées selon des critères journalistiques. La SSR utilise, par exemple, son « réseau de vérification des faits » pour ne pas diffuser de fausses informations dans ses formats et ne diffuser que des informations vérifiées. Si l’initiative anti-SSR était acceptée, cette vérification des faits ne serait plus possible dans la même mesure. Cela ouvrirait la voie à une diffusion encore plus large des fausses informations, comme sur RT DE.
lal




