Le président des États-Unis, Donald Trump, et son administration agissent de manière imprévisible. Ce n’est pas une bonne base pour des affaires communes, surtout lorsqu’il s’agit d’acheter les nouveaux avions de combat F-35. C’est ce que pensent 66 % des personnes interrogées dans le cadre d’un sondage réalisé par watson. 15 % des personnes interrogées se déclarent plutôt contre cet achat.

Des politicien-nes de la sécurité également sceptique
La population n’est pas la seule à avoir de grandes réserves quant à l’acquisition des F-35. Récemment, des politicien-nes de la sécurité de tous bords ont également exprimé des doutes quant à la question de maintenir cet achat. Par exemple, des représentant-es du PS ont remis en question la sécurité, craignant que l’armée américaine puisse à tout moment accéder aux systèmes informatiques des avions et les désactiver.
Le conseiller aux États UDC Werner Salzmann remet en question le prix fixé de six milliards de francs, le Contrôle fédéral des finances estimant qu’il pourrait augmenter. Le Conseil fédéral ne se laisse toutefois pas décourager et souligne à maintes reprises que la Suisse doit maintenir l’achat du F-35 pour des raisons de sécurité.
Le Conseil fédéral passe outre l’initiative populaire
Dès 2022, le Conseil fédéral a montré de manière très douteuse d’un point de vue démocratique qu’il souhaitait imposer l’achat du F-35 à tout prix. La même année, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a déposé l’initiative populaire « Stop F-35 » avec le PS et les Vert-es. Peu de temps après, deux représentants d’Armasuisse ont signé le contrat d’achat avec les États-Unis, sans que la population ait pu se prononcer sur cette acquisition.
Les dépositaires ont alors retiré leur initiative, affirmant : « Organiser une votation populaire avec des contrats de vente déjà signés serait une mascarade démocratique. La population voterait sur un objet qui n’aurait aucun effet, quel que soit le résultat. » Le débat sur l’un des principaux arguments de l’initiative se poursuit cependant encore aujourd’hui : à travers cet achat, la Suisse devient dépendante des États-Unis en matière de politique de sécurité.
Un dirigeant néofasciste au pouvoir agissant de manière apparemment irrationnelle outre-Atlantique suscite des inquiétudes au sein de la population suisse. Le Conseil fédéral doit prendre ces craintes au sérieux.