
Les manifestations de masse contre la crise économique persistante et le régime autoritaire en Iran durent depuis plusieurs semaines déjà. Elles se sont désormais étendues à des centaines de villes dans tout le pays. Même si le blocage d’Internet et des lignes téléphoniques empêche la diffusion d’informations à l’extérieur, une chose est claire : comme lors des précédentes vagues de protestations, la réaction des dirigeants est extrêmement brutale.
Quiconque manifeste en Iran risque d’être abattu par des tireurs d’élite. Selon les informations fournies par les autorités, les forces de sécurité ont déjà tué 2000 personnes et arrêté plus de 10 000 autres depuis le début des manifestations.
Le Conseil fédéral doit agir
Cette vague de protestations survient quelques années seulement après les manifestations de masse de 2022, déclenchées par la mort violente de Jina Mahsa Amini. À l’époque déjà, les organisations pour les droits humains et le PS avaient demandé au Conseil fédéral d’adopter intégralement les sanctions de l’UE contre le régime iranien.
Le PS a réitéré sa demande dans un communiqué : le Conseil fédéral doit enfin adopter les sanctions de l’UE et empêcher toute possibilité de contournement par la place financière suisse.
Les iranien-nes ont besoin de solidarité internationale
Ce dont la population civile iranienne a besoin maintenant, c’est du soutien de la communauté internationale. Il ne s’agit pas ici d’interventions militaires extérieures, mais par exemple d’un soutien financier aux organisations non gouvernementales iraniennes ou du renforcement de la mission d’enquête de l’ONU sur l’Iran. En effet, pour que les responsables soient amenés à rendre des comptes, des preuves solides de leurs crimes sont nécessaires.
Déjà depuis la guerre en Irak, il est clair qu’un remplacement durable du régime autoritaire par des structures démocratiques ne peut se faire que de l’intérieur. Toute autre solution conduirait à une déstabilisation accrue de toute la région.



