Pour qui roule vraiment Mauro Poggia ?

Mauro Poggia parle de faire cesser le « cauchemar des personnes à la recherche d’un logement à Genève ». De quel cauchemar s’agit-il ? Selon plusieurs médias, l’ancien élu a été acteur de ce cauchemar. En résiliant des baux avec de fausses informations, l’épouse de Mauro Poggia a fait tripler les loyers dans un immeuble qui lui appartient. Des pressions et du mobbing sur les locataires concernés ont été dénoncées. Quelle vérité se cache derrière Mauro Poggia ? On fait le point.

(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Pendant plusieurs années, les locataires d’un logement appartenant à l’épouse de Mauro Poggia ont vécu un véritable enfer. Prétextant vouloir y reloger des membres de leur famille, la propriétaire et son avocat Poggia ont résilié 14 des 31 baux. Résultat : les loyers ont été triplés, voire quadruplés. Ceux-ci sont ainsi parfois passés de 1 600 à 5 400 francs !

« On peut penser que la propriétaire utilise des proches comme des prête-noms en vue de pratiquer des sous-locations à des prix élevés »

Décision du Tribunal fédéral

Selon des médias genevois, qui parlent « d’immeuble de la honte », le Tribunal fédéral a donné raison en 2011 à un locataire qui s’opposait à la résiliation de son bail. Le tribunal a estimé que la propriétaire a utilisé ses proches pour sous-louer les appartements à des prix exorbitants. Le tribunal a également relevé une « étrange gestion de l’immeuble ».

Une fausse grossesse et du mobbing

Le Tribunal fédéral a annulé certaines des expulsions, démontrant que la compagne de Mauro Poggia a fourni des informations erronées en prétendant que sa famille avait besoin de ces logements. Une fausse grossesse a par exemple été utilisée pour expulser un locataire.

« On a connu l’enfer, c’était l’horreur, on a beaucoup souffert, ça nous a rendu malades »

Une locataire expulsée

Les locataires ont également dénoncé les violentes pressions dont ils été victimes, allant jusqu’à parler de « mobbing ». Ainsi, les fenêtres de celles et ceux qui s’opposaient aux résiliations ont été privées de double-vitrage lors de la rénovation de la façade. Ceci alors que l’immeuble se trouve sur l’un des carrefours les plus bruyants de Genève.

Alliance contre les locataires et les salaires minimaux

S’il était élu à Berne, Mauro Poggia n’aurait pas beaucoup d’influence sur le travail du Parlement et le pouvoir d’achat de la population. Pour rejoindre des Commission, il devrait siéger avec l’UDC ou le PLR. Ces deux partis ont récemment attaqué frontalement le droit des locataires avec le lobby de l’immobilier.

L’UDC, le PLR et Le Centre ont également voté contre les intérêts des cantons comme Genève. Ils ont en effet refusé que les cantons reçoivent plus d’argent pour alléger la charge des primes pour les familles et la classe moyenne. Genève aurait par exemple perçu 91 millions de francs par an en plus pour les subsides. Ce sont les mêmes partis qui se sont attaqué aux salaires minimaux cantonaux. Les personnes actives dans la coiffure, le nettoyage ou l’hôtellerie-restauration pourraient perdre des centaines de francs par mois.

En voulant siéger avec ces partis, Mauro Poggia contredit les valeurs qu’il prétend défendre. Mais il n’est visiblement pas à une contradiction près.

1 COMMENTAIRE

  1. Cet article calomnieux, diffusé en 2015 par Gauche Hebdo ou Vigousse, avait été repris globalement par La Tribune de Genève. Une action judiciaire judiciaire avait été engagée contre ce média, qui a été condamné par les deux instances cantonales et le Tribunal fédéral.
    La reprise de ces propos, sans aucune précaution, démontre à quel point vous êtes capables de tout pour salir vos adversaires politiques. Vous n’êtes que des démocrates de pacotille. Les mesures seront prises pour vous rappeler que vous êtes dans un état de droit. Civilités.

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