Les guerres, les conflits et les crises se multiplient dans le monde entier. L’incertitude grandit partout. Dans le même temps, l’initiative du chaos de l’UDC veut plafonner la population à 10 millions d’habitant-es. Les syndicats mettent clairement en garde contre cette initiative extrême, dont l’adoption entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes.
Par conséquent, cela entraînerait également la suppression des accords bilatéraux avec l’Union européenne. Cela mettrait en jeu les relations avec le principal partenaire commercial de la Suisse — et de nombreux emplois par la même occasion.
Les salaires sous pression
Les salaires seraient également mis sous pression. Si la libre circulation des personnes disparaît, les mesures d’accompagnement négociées dans les années 90 appartiendront elles aussi au passé. Des mécanismes de protection essentiels risquent ainsi de disparaître, comme la protection et les contrôles réguliers des salaires. Sans ces contrôles efficaces, le dumping salarial et le travail au noir vont se multiplier.
Pour les syndicats, une chose est claire : cela aurait des répercussions massives sur les revenus et les conditions de travail de nombreux salariés. C’est pourquoi le 1er mai de cette année est placé sous l’appel « Défendre les emplois et les salaires — Non au repli sur soi ».
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Le moment choisi pour cette expérience extrême de l’UDC est particulièrement délicat : l’Europe et la Suisse sont sous pression économique, notamment en raison de la politique menée par les États-Unis sous Donald Trump. Dans une telle situation, rompre les relations avec nos pays voisins est risqué. Des études prévoient, en cas de rupture avec l’UE, un affaiblissement de l’économie, une baisse des investissements et une hausse du chômage.
Sans accès au marché de l’UE, de nombreuses entreprises orientées vers l’exportation risquent de faire faillite. Après tout, l’UE est le marché commercial principal pour la Suisse. Sans entreprises, il n’y a pas d’emplois — le calcul est simple. D’autant plus que de nombreux emplois sont déjà menacés en raison des droits de douane américains.
Conséquences sociales graves
Dans le même temps, des conséquences sociales dramatiques menacent également. Les citoyen-nes de l’UE ne peuvent plus partir du principe que leurs familles pourront continuer à vivre en Suisse. De plus, il n’est pas clair si les permis de travail des employé-es originaires des pays de l’UE et de l’AELE seront prolongés. Même si ces personnes occupent souvent des emplois essentiels dans le secteur des soins, mais aussi dans la construction et la restauration. Car, selon l’UDC, ces salarié-es font partie de la population résidente permanente si elles vivent et travaillent en Suisse depuis au moins 12 mois.
La prévoyance vieillesse est également en jeu. L’AVS dépend d’un nombre suffisant de cotisant-es. Si elles et eux viennent à manquer, alors que le nombre de retraité-es augmente, les finances seront soumises à une pression supplémentaire, et donc les rentes aussi. Parallèlement, un repli économique pourrait attiser l’inflation et affaiblir le pouvoir d’achat.
Pour les syndicats, le 1er mai est donc un signal clair : ils appellent à la résistance contre la menace de fermeture des frontières — et à la défense des emplois, des salaires et des retraites.
Le 1er mai, des manifestations auront lieu dans toute la Suisse sous la devise « Non à la fermeture des frontières — Défendons les emplois et les salaires ». Vers l’aperçu.
lal
